
Petites impressions glanées dans un village -Caveirac- du Gard... une ville-dortoire certes, mais aussi, au détour des petites rues du centre, quelques jolies façades. Un patrimoine bâti assez ancien, typique de cette région, entre Languedoc et Provence, en belle pierre calcaire. Un "château" qui tient aujourd'hui lieu de mairie donnant sur un jardin, les vestiges d'un jardin !, prétendûment dessiné par Lenôtre.
Un village qui me tient à coeur parce qu'il est celui d'une certaine Madame D. !


Quelques jours passés ailleurs, mais sous des latitudes connues : un petit détour par Nîmes chez une amie qui file tout doux sur ses 79 ans; deux passages par chez F. et M. pour un petit Noël entre nous et l'anniversaire de F.... une soirée décontractée, entre garçons, certes, mais avec de beaux garçons, oui !
Il y a les chansons sensibles et belles de Jeanne Cherhal pour son dernier album "l'eau".
Les sons bidouillés et mystérieux de Claire Diterzi pour "Boucle".
Le génie funk de Justin Timberlake qui rend un hommage vibrant à l'une de mes "idoles" : Prince.
Le décevant album de Sinclair, Morphologique (même s'il fait quelques progrès sur la tenue de ses textes...).
Et toujours, plus que jamais, "le plus grand chanteur de tout l'étang", Gérald Genty.
Ce sera donc ma "playlist" pour Noël, cette année.
Comme je l'écrivais dans mon article précédent, en général, en fin d'année, il y a le speed.
Le speed essentiellement d'un boulot qui s'emballe, qui me mène à Paris 3 fois en 3 semaines (32 heures de train au total !); qui me jette dans l'étude de chiffres et de données statistiques pharaoniques; qui m'envoie en réunion à 200 kilomètres là... alors que j'ai une autre réunion à 300 kilomètres, ici, dans l'après-midi.
Bref, la fin de l'année, en général, va vite, très vite, trop vite.
Si bien que cette année, là, ce soir, devant mon ordinateur, je me rends compte avec stupeur que nous sommes à une semaine de Noël.
Déjà !
Je n'ai même pas encore fait mon sapin et je dois avouer que je n'en ai guère envie, alors que la maison est sans-dessus-dessous et que nous vivons, BYB et moi, dans une minuscule petite pièce ! En attendant mieux certes.
...
Puis viendra la question sempiternelle : "que faisons nous pour le jour de l'an ?" (cette question me donne envie systématiquement d'aller me jeter sous un 38 tonnes).
Ces fêtes de fin d'année auront cependant un goût un peu spécial cette année. Nous déménageons à la mi-janvier et il va nous falloir, pendant les quelques jours de congés que je m'octroie, emballer, trimbaler et bringuebaler une foultitude de choses, cartons, bibelots... les congès seront-ils vraiment des congés ?
Mais j'ai beau me plaindre, j'ai beau crier au speed, j'ai beau m'inquiéter à tort ou à raison, je me demande quand même où je trouve toute l'énergie pour mener de front ces petites et grandes choses de la vie !
La présence d'un beau garçon aux yeux bleus limpides de 1,83 mètres auprès de moi n'est certainement pas étrangère à cette résistance qui me surprendra pourtant.
Mais où vont donc chercher notre corps et notre mental la force de continuer et de se ressourcer sans cesse ?



