Notre projet de voyage
à Rome s'est éloigné
comme il était arrivé :
sur la pointe des pieds !
(qu'il est difficile d'être l'heureux vendeur de son bien immobilier !)
(j'espère que BYB ne m'en voudra pas trop de lui voler
cette belle balade en Italie... promis, c'est pour très bientôt !)

Passé la surprise de cette foule dense et avide de... tiens, de quoi au fait ? Avide de culture, c'est ce que nous dirons pour rester dans le politiquement correct et l'utopie, il faut commencer l'ascencion des quelques centaines de marches qui mènent à l'Abbaye... car le Mont-St-Michel c'est, of course, un village d'exception, mais que serait-il sans son chef d'oeuvre carolingino-romano-gothique ? Une ile de plus dans la Manche ! J'exagère...
Arrivé en haut, tout en haut, une fois que votre chemise-tee-shirt-sweat-shirt est bien trempé, qu'un fumet d'une distinction inouie s'échappe de vos aisselles pourtant fermemant serrées, difficile de ne pas lâcher un grand OH ! de satisfaction.... entre deux halètements, cela va de soi.

Cette troisième visite -pour votre serviteur- à l'abbaye du Mont-St-Michel, aura été couronnée par un moment de pur bonheur qu'il m'est difficile de décrire ici sans tomber dans une crise d'hystérie narrative.
Bref, il m'a été donné, avec quelques autres courageux alpinistes, d'atteindre la fléche de l'abbaye. Oui, vous avez bien lu, ce pic dressé à quelques 80 mètres du sol, à quelques mouvement d'ailes de l'archange. Image impressionnante des promeneurs dans la baie, réduits à l'échelle de microscopiques fourmis, ascension sans fin dans les dédales de la charpente, sur des échelles bringuebalantes, gifle de l'air sur mon visage en émergeant sur la couverture en métal du toit... se dire un bref instant que l'on est le... ROI DU MOOOOONNNNDDDDDDEEEEE.... (je vous avais pourtant prévenu) !

Mais l'abbaye recéle encore d'autres lieux surprenant, d'une beauté rare... (à suivre)

(j'aime beaucoup la langue
libidineuse qui dépasse
de la coquille... hummmmm !)

Visiter le Mont c'est avant tout s'armer de patience et aimer... la foule !
De loin, comme ça, il a l'air paisible et majestueux, libre de toutes les contingences humaines. En s'approchant le tableau est tout autre. Parkings bus, voitures à perte de vue. Long ruban de bitume gris de quelques kilomètres ralliant un pôle commercial et touristique (hôtels, supermarché, restaurants pour les plus fréquentables) et le site lui même.

Si l'on fait abstraction de ce parasitisme propre à tout site économique et touristique d'une certaine ampleur, on peut apprécier, sans bouder son plaisir, les paysages splendides qui s'offrent à vous.
La Normandie donc ! Champs ou plutôt "prés-salés" où paissent quelques moutons et agneaux dits de... prés-salés (of course). Les étendues sans fin de la baie : flaques immenses laissées ar la mer qui s'est retirée, comme autant de petits océans; ilots de verdures; plaques de sable (mouvants ?) irisées d'hydrocarbures... Un écrin idéal pour cette ile d'histoire au coeur de nulle part !




