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Dimanche 31 décembre 2006

Petites impressions glanées dans un village -Caveirac- du Gard... une ville-dortoire certes, mais aussi, au détour des petites rues du centre, quelques jolies façades. Un patrimoine bâti assez ancien, typique de cette région, entre Languedoc et Provence, en belle pierre calcaire. Un "château" qui tient aujourd'hui lieu de mairie donnant sur un jardin, les vestiges d'un jardin !, prétendûment dessiné par Lenôtre.
Un village qui me tient à coeur parce qu'il est celui d'une certaine Madame D. !

Dimanche 12 novembre 2006

Notre passage en Aveyron a été l'occasion de visiter une "petite chose" perdue au fond d'une vallée. Un endroit où "il n'y a rien à voir" et où, pourtant, BYB et moi avons trouvé beaucoup. Conques.


La journée, il faut bien l'avouer, était idéale pour s'aventurer au fond de cette petite vallée.
Soleil radieux et couleurs chatoyantes, nettes, limpides, pas de brumes parasites.

Le petit village qui nous accueille a beaucoup de caractère. Maisons en pierre de taille, colombages pour certaines. Rues sinueuses s'enfonçant par des méandres bien tentant.

L'abbatiale est bien là, romane, brûlant de mille feux sous le soleil de novembre !


Il faut entrer dans l'immense église pour se rendre compte des dimensions imposantes de l'édifice. Pur, tout y est aérien. On est, comme happé, par les voutes et la lumière "céleste" qui règne ici. Les vitraux de Soulage distillent une lumière blanche, douce et pourtant franche. Lignes et courbes transversales simples traversent les baies. Pur, simple. Parfaitement adpatés au lieu.

Conques dissimule bien d'autres surprises. Un cloître qui n'en est plus un. Un trésor célèbre dans le monde entier. Divinement bien présenté et mettant en scène sa pièce maîtresse : la Majesté d'Or de Sainte Foy (que je vous réserve dans l'article à venir) et de multiples et luxuriants châsses et reliquaires. Conques, à voir absolument, à vivre et surtout à ressentir !

Jeudi 9 novembre 2006

Nos vies en super/hypermarchés nous font passer à côté des plaisirs indicibles du marché de terroir.
Des plaisirs simples, petite visite guidée...
Nous sommes le 2 novembre, il doit être 10h00 et le marché bat son plein à Decazeville (Aveyron).


Au marché, il y a des expressions désuètes, des slogans dignes du temps de la réclame... comme "Allez au marché ! C'est bon, c'est vivant, c'est pour les bons vivants ! ". Derrière le plexi rayé sur lequel est apposé ce sticker, de la saucisse séche. " 2 kilos pour vous ma bonne dame !" (quelle fut bonne cette saucisse séche dégustée sur le pouce en plein milieu de la cuisine !).

Au marché de Decazeville, il y a des gens. De toutes les sortes. Beaucoup de "vieux" certes. Mais "l'humanité" règne ici en maîtresse. L'humanité, ce sont des gens qui se connaissent, peu ou pas du tout mais qui taillent tout de même une petite bavette. Pour le plaisir, comme ça, parce que "communiquer" est naturel. Là, sur le stand, un petit monsieur en bleu de travail et béret. Il est "tout équipé" (opinel; caisse enregistreuse d'un autre âge; des légumes tellement frais qu'on les dirait à peine sortis du champ...) et invective les uns, les autres. Souriant. Vivant.

Au marché, à Decazeville, c'est le lieu où l'on fait la mode. Pour preuve ! C'est écrit sur les portants !

Au marché, enfin, on n'a pas peur des maladies du poulet; du boeuf; du mouton... toutes ces petites bestioles batifolent, dans une cagette de confinement tout de même, au beau milieu des badauds. C'est d'ailleurs une petite mamie toute rabougrie qui tient la boutique. Ratatinée, presque transparente sur sa chaise pliante aux couleurs bariolées.
Une petite mamie comme on n'en voit plus guère en ville.
Où sont-elles ces grands-méres à la "Carmen cru" ?
Que sont-elles devenues ces dames d'un autre âge ?
Parquées dans des maisons de retraite ?
Mortes pendant la canicule ?
Ici, à Decazeville, elles subsistent encore de leur maigre commerce.
Ici, au marché, elles vous dévisagent d'un regard bleu perçant, et vous sourient.

Mercredi 1 novembre 2006


Je ne rate jamais une occasion de contempler le travail de Viallat en l'église des Sablons à Aigues-Mortes. Le lieu en est tout rempli de lumière et de couleurs...
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