
Un film et quel film ! Sorti en 2003, tout, la mise en scène, les décors, les costumes, le jeu des acteurs, l'atmosphère distillée tout au long du film, évoquent les grandes et belles (majestueuses) productions hollywoodiennes des années 50/60.
Le Cinémascope réinventé, réincarné, enfin !
Le jeu des acteurs est d'un sobriété extrême, il confère à cette oeuvre une vraie puissance.
Julianne Moore brille de classe et de sensibilité. Dennis Quaid, habitué aux super-productions "plan-plan", incarne ici un homme perdu, confronté à ses démons... son homosexualité refoulée et faisant craquer le vernis d'un homme d'affaires accompli.
Si le film fait référence à ceux de la grande époque d'Hollywood, le thème, lui, est d'une actualité encore brûlante : une femme, évoluant dans un milieu bourgeois et aisé se trouve confronté, dans l'amérique des années 50, à la différence, au racisme et à l'exclusion. Intégration de la minorité noire; homosexualité et puritanisme sont ici abordés avec une finesse rare, une retenue qui confine à la pudeur.
Une oeuvre majeure et belle, peu connue, mais à visionner absolument.
Une découverte pas si récente que cela puisque déjà, en 2004, j'avais écouté son album "Humble Héros" et mis en boucle son "Hubert Lurlu".
Aujourd'hui Gérald Genty sort "Le plus grand chanteur de tout l'étang" et là encore, j'aime beaucoup.
Textes sensibles, textes pleins d'humour, arrangements soignés ou bizarroïdes, mais une franchise qui me désarme totalement.
Les vrais joyaux ne sont pas
toujours ceux que l'on croit...

Notre passage en Aveyron a été l'occasion de visiter une "petite chose" perdue au fond d'une vallée. Un endroit où "il n'y a rien à voir" et où, pourtant, BYB et moi avons trouvé beaucoup. Conques.

La journée, il faut bien l'avouer, était idéale pour s'aventurer au fond de cette petite vallée.
Soleil radieux et couleurs chatoyantes, nettes, limpides, pas de brumes parasites.

Le petit village qui nous accueille a beaucoup de caractère. Maisons en pierre de taille, colombages pour certaines. Rues sinueuses s'enfonçant par des méandres bien tentant.
L'abbatiale est bien là, romane, brûlant de mille feux sous le soleil de novembre !
Il faut entrer dans l'immense église pour se rendre compte des dimensions imposantes de l'édifice. Pur, tout y est aérien. On est, comme happé, par les voutes et la lumière "céleste" qui règne ici. Les vitraux de Soulage distillent une lumière blanche, douce et pourtant franche. Lignes et courbes transversales simples traversent les baies. Pur, simple. Parfaitement adpatés au lieu.
Conques dissimule bien d'autres surprises. Un cloître qui n'en est plus un. Un trésor célèbre dans le monde entier. Divinement bien présenté et mettant en scène sa pièce maîtresse : la Majesté d'Or de Sainte Foy (que je vous réserve dans l'article à venir) et de multiples et luxuriants châsses et reliquaires. Conques, à voir absolument, à vivre et surtout à ressentir !




